Qu’il est doux de blogguer par The Fish Eye

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Qu’il est doux de bloguer.

J’ai besoin d’être intellectuellement motivé et sollicité. Je ne dis pas, loin s’en faut, que je suis quelqu’un de particulièrement intelligent, je dis juste que j’ai besoin, comme une drogue que mon cerveau soit en permanence actif à 100% (vous trouverez sur Youtube toutes sortes de vidéos qui débattent de l’utilisation complète ou non du cerveau, mais là n’est pas le fond de cet article). Le moyen le plus courant que j’utilise est de lire. De regarder. D’ écouter. De me faire des opinions. Puis d’en parler. D’en débattre. J’ai besoin d‘échanger et de partager. Cela vient du fait que je pense fortement qu’on ne peut pas se faire seul une vérité. On peut avoir des intuitions, des convictions, mais les certitudes sont dangereuses à élaborer tout seul. Comme Flaubert (mais non, je ne me compare pas à Flaubert) qui avait besoin de son gueuloir pour savoir si ses textes étaient bons en les entendant à haute voix : j’ai besoin de confronter mes idées.

Parfois je les lance même en pleine conversation, alors que je sais qu’elles ne sont pas prêtes à être utilisées, mais j’ai besoin d ‘avoir un retour rapidement. J’ai besoin qu’elles bataillent contre d’autres, qu’elles soient blessées, meurent ou conquièrent un nouvel auditoire. Peu importe l’issue, seul le combat est beau.

Et d’ailleurs j’adore accepter la défaite. Alors que parfois la victoire m’ajoute une pression supplémentaire. Celle d’avoir convaincu et rallié à ma cause d’autres personnes envers qui j’ai donc le devoir moral de ne pas m’être trompé, et de ne pas les avoir emmenés sur un chemin hasardeux. La défaite a cela de confortable qu’elle apporte une certitude. La certitude que l’idée n’était pas assez bonne, pas assez travaillée, étayée, consolidée, et que c’est pour cela qu’elle a été balayée. La victoire amène le doute de la bataille suivante. Mais elle apporte également ce supplément de griserie, d’adrénaline formidable qui nous fait croire qu’on va pouvoir conquérir le monde, l’espace et tout ce que les théories des génies scientifiques de l’infiniment grand nous donnerons la possibilité d’asservir.

Jusqu’en Mars de cette année bénie 2015, je n’avais que deux méthodes pour assouvir ce besoin. Saouler mes amis ou saouler mes collègues. Les saouler à vouloir continuellement lancer ces débats. Surtout quand ils me savaient déjà farouchement opposé à l’idée que je défendais, et savaient que je ne la lançais que pour satisfaire mon désir de joute. J’ai pu en souffrir, mais eux surtout. Et ce n’est pas le rôle d’un ami (parfois d’un collègue… si vous venez lire Les Hippopotames, vous comprendrez) que de souffrir.

Un jour, alors que ma vie (professionnelle) prenait un tournant, j’ai commencé à écrire cette histoire sur les hippopotames. Pour me faire du bien. Pour extérioriser sur le papier ce que je ne pouvais pas extérioriser à l’oral.

J’ai plutôt aimé le premier jet. Même s’il a laissé mon entourage un peu de marbre. Et je m’y suis accroché. C’est une théorie que j’ai bichonnée, peaufinée, approfondie. Et que j’étais fier de pouvoir partager. Et mettre en pratique.

Et puis un jour par hasard, de clics en clics, j’ai vu les bloggueurs de WordPress.com. Je me suis dit que c’était formidable, simple et pour qui comme moi, a délaissé depuis longtemps les méandres de l’informatique, un bon outil pour se lancer. Alors j’ai créé The Fish Eye.

Au début, seul un ami de longue date lisait, commentait, puis partageait mes articles. Je lui dois beaucoup. Quelques vues par jour. Et puis, petit à petit, un petit groupe d’irréductibles abonnés s’est formé. Ils commentent assidûment. Me relancent. Me corrigent. Ne sont pas toujours d’accord. Ils sont formidables. Avant je n’écrivais que pour moi. Maintenant j’écris pour moi et pour eux. Je ne suis plus seul dans mes pensées. Et ils ne sont pas comme ces amis à qui on impose de lire, d’écouter ou de participer à une conversation, un débat. Ils sont là par choix. Ils sont là parce que ça leur plait, ou qu’ils détestent et veulent le faire savoir. Et c’est le plus formidable de tout.

Alors j’écris. Tout ce qui me vient. Toutes les réflexions qui me faisaient avant garder les yeux dans le vide se retrouvent maintenant couchées sur le fond bleu de mon Blog. Ça fait un bien fou. Et parfois je n’arrive pas à arrêter mes doigts sur le clavier. Pourtant j’aimerai tellement qu’ils puissent aller plus vite. Ils n’arrivent pas à suivre le fil de mes pensées. Et puis de taper de plus en plus vite, ça m’entraîne pour la basse (oui, je suis bassiste aussi) et ça me fait un bon exercice de coordination J

Mon blog peut donc ressembler à un fourre-tout, mais c’est parce qu’en fait, c’en est un ! C’est pour ça que j’ai choisi un style épuré. Car ajouter au désordre visuel mes désordres mentaux : c’était Ste Anne direct !

Sur The Fish Eye vous trouverez 3 types d’articles :

  • Des séries récurrentes sur des thèmes variés, avec la fameuse série qui m’a donné envie d’écrire sur les Hippopotames et des analogies scientifiques pour lesquelles des partenariats avec des Youtubeurs célèbres sont en cours
  • Des vidéos qui exhument de vieux morceaux de musique oubliés ou trop méconnus
  • Des clins d’œil ou chroniques, qui arrivent parfois sans crier gare

The Fish Eye est aussi sur Facebook et Twitter, tous les liens sont éparpillés un peu partout sur le blog.

Je vous souhaite bonne lecture, bons commentaires et bons débats ; et comme on dit par chez nous : FuckTheFish !

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